Auguste Lagravère
Aïguala. Souvenirs de l’Amérique méridionale.
En vente chez Norbert Bonnefond, Libraire. Passage Jouffroy, 50-52. 1883
Table des matières[1]
Préface p. 1
Première partie En route
- 1 p. 5.
Adieu, France. Le sol anglais. Le Tasmanian. Le mal de mer. Le roulis. Une épave. Les Açores. Un pirate.
- 2 p. 12
Fauberts et vadrouilles. Les exocets. Saint-Thomas. Une proposition insolite. Une explication d’après les nègres. Le Solent. Diane. Quand ils suent, ils…. Colon-Aspinwal. Son railway jusqu’à Panama. Aspect de l’isthme. Fourmis et perroquets. Ancienne route. Panama à tous les points de vue.
- 3 p. 26
L’océan Pacifique. Excentricité anglaise. Soleil couchant. Guayaquil : golfe, ville et commerce. Paita et ses ânes. Un accident. Le Callao moderne et la première ville de ce nom.
- 4 p. 34
La vallée de la Rimac et Lima. Coup d’œil sur cette ville. Courses de taureaux. Matadores et salteadores. Description générale.
- 5 p. 49
Tableau moral. Jeu. Moyens d’existence. Costume de la femme. Hommage à la Liménienne. Costume de l’homme. Harnachement. Mendicité. Justice. Environs de Lima.
- 6 p. 53
En selle. Le rio Seco. Yangas. Le supplice de Tantale. Yasso. L’Obrajillo. Spectacle grandiose. La Viuda de Huarochiri et la veta. Casa Cancha. Les condors. Huaillay. Un chaos.
Deuxième partie Séjour
- 1 p. 73
Le Cerro de Pasco. Population. Epidémies. Origine de ses gisements argentifères. Ses constructions. Ses eaux. Saisons, climat, température. Moyens de chauffage. Remarques relatives à l’acclimatation.
- 2 p. 83
Le sexe charmant. Les rapports sociaux. Tauromachie et combats de coq. Minerais d’argent.
- 3 p. 87
Exploitation des mines. Guías ou essais. Entrave causée par l’eau. Transport du minerai. Le lama. Les haciendas.
- 4 p. 98
La mule. Les moteurs hydrauliques. Description d’une usine métallurgique. Honte à l’égoïsme.
- 5 p. 107
Travail de l’amalgamation.
- 6 p. 128
Produits employés pour arriver à l’amalgamation de l’argent. La pierre meulière.
- 7 p. 132
Les cholos. Détails ethnologiques.
- 8 p. 157
Détails cynégétiques et culinaires
- 9 p. 163
Villégiature forcée. Un ami. La Quinoa. Chiquirin. Cajamarquilla et ses productions. Pachamanca, ocas y ullucas.
- 10 p. 170
Pazo llano. La descente d’Atojhuarco. De Huariaca à Ambo. Notre installation dans cette localité. Aperçu général. La canne à sucre.
- 11 p. 177
Jarana, muliza y borrachera. En plaisantant. Le Huaco. Juanita
- 12 p. 184
Huacar. Deux Chunchos. Un caféier. Viroye. El mordedoro. Encore en selle. Cochenilles et églantiers.
- 13 p. 188
Huanuco. Sorbets et limonadiers. San Miguel. Sources et dénominations diverses du fleuve des Amazone. Chaussée de Cuzco à Quito. Proh pudor !
- 14 p. 194
Sans pitié. L’aveu du père Yab. Les hostilités commencent. Une souscription forcée. Le peuple se prononce. Les Espagnols rient.
- 15 p. 199
Pauvre ami !… Quelques mots sur le recrutement, le soldat et les forces du Pérou. Je tourne bride.
- 16 p. 204
Détails politiques. Un animal qui cause des émotions. Encore des événements politiques.
- 17 p. 209
Feux follets. Blocus du Chili. Je prends une résolution. Ouelette. Officier dix minutes. Par humanité.
- 18 p. 215
La colère s’en mêle. Des compagnons surviennent. Nous passons la Cordilière. Un accident. Au dessous de Culluay.
- 19 p. 219
Tendre et Fanfaron. Prise de Lima par les montoneros. Détails intimes. Un moment d’angoisses.
- 20 p. 224
Départ de Lima. Dans les brouillards. Nous sommes volés. Trait caractéristique. Ce qui nous reste.
- 21 p. 231
Majesté de la nuit. Pomacancha. La foi nous vient en aide. Beati pauperes spiritu.
- 22 p. 235
A 4803 mètres au dessus du niveau de la mer. Étrange hospitalité. Hommage à une Indienne.
- 23 p. 239
Pachachaca. Le pont de la Oroya. Un Cincinnatus péruvien. Tarma. Le Yacamiche.
- 24 p. 244
La plaine de Junin et son monument commémoratif. Pasco. Toujours des détails politiques. Pauvre mère !
- 25 p. 249
Je quitte Cerro de Pasco. Incidents de route. Cielo de sierra.
- 26 p. 254
Je passe la Cordilière pour la quatrième fois. J’adore l’Obrajillo. Sentiers de chèvre. Trop téméraire. Équilibriste par nécessité.
- 27 p. 261
Une nuit à la belle étoile. Encore un mauvais pas. A quoi nous force la faim. Après trente six heures de jeûne. Je deviens commis en marchandises. Tout fait présager la guerre.
- 28 p. 265
Les pompiers s’organisent. Moyens d’attaque et de défense. Je prétends être de garde. Bombardement du Callao.
- 29 p. 271
La faim nous met en péril. Pour les sœurs de charité. La victoire est proclamée. Discours du chef suprême de la République. Rentrée des troupes et des pompiers. Conséquence de la défaite des Espagnols.
- 30 p. 276
Corpus Christi ! Lisez Dabadie. La terre tremble. Distribution des récompenses nationales. Cantate en l’honneur des pompiers.
- 31 p. 282
Trop de fêtes. Otaïza. Le chef suprême mécontente la nation. Plus d’espoir ! Il n’y a que les Français pour savoir vaincre.
Troisième partie Retour
- 1 p. 285
Aïguala ! (Adieu ! en langue quichua). Une tempête. Miss Hariett… Ce qui manque à nos jeunes filles. Kingston. La lèpre. La Jamaïque. Le cocotier. Variété des cheveux à bord.
- 2 p. 292
Devant Jacmel et Saint-Thomas. Une cantatrice. Un acrobate. La mer et le ciel. Hip, hip, hurra ! Larmes de joie. Un aveu et mon unique désir.
[1] Je reproduis les graphies de l’ouvrage édité en 1886, sans apporter de modification sur les gentilés, les toponymes ni d’autres dénominations.

La légation de France au Pérou rédige le 2 septembre 1941 à l’intention de l’amiral Darlan, ministre secrétaire d’état aux Affaires Étrangères du gouvernement de Vichy « les renseignements d’état-civil concernant les français du Pérou déchus de la nationalité par décret du 26 avril 1941 ». La signature du document conservée aux Archives Diplomatiques est illisible, à la différence des noms de 9 Français qui se retrouvent apatrides par une décision administrative.
Le présent texte est issu des investigations menées sur l’histoire de l’émigration aquitaine en Amérique latine dans le cadre du projet EMILA. Extrait de « L’arrivée des Filles de la Charité en Amérique latine : des expériences de terrain instructives » par
Le président Castilla avait autorisé la Société de Bienfaisance de Lima à entreprendre les négociations pour la venue des Filles de la Charité dès avril 1856. Outre le soutien du consignataire gersois, Montané, un autre Gersois, l’armateur Antoine Dominique Bordes avait d’excellentes relations avec la Congrégation de la Mission, et après avoir facilité l
Le colloque Histoire des voyages, martyrs et territoires Europe, Amérique et Asie, XVIe-XVIIe siècle, a eu lieu les 10 et 11 juin 2026 à l’Université Nationale de Tucuman, organisé par l’historien argentin 
Lettre de Charles Barroilhet à sa mère, 5 janvier 1827. Source: Pierre Simonet.
La revue satirique
Grandmontagne fait de la Gironde une terre mythique à la fois plantée de vignes et d’oliviers. Son personnage est une caricature, qui véhicule le cliché d’étrangers parasites prêts à exploiter le pays d’accueil. Flémont a étudié, appris surtout à compter et une fois arrivé en Argentine, trouver à s’employer dans un magasin de vins et spiritueux :
Quant au Girondin imaginé par le même auteur, entre costumbrisme et naturalisme, Flémond fait rapidement fortune en produisant du vin frelaté, rougi par toute sorte de plantes (de la rose trémière aux algues) ; il invente des domaines viticoles, des chateaux au nom ridicule mais qui rencontrent le plus grand succès, et épouse une compatriote qui travaille à ses côtés et lui donne deux enfants, Flémond « règlemente la fécondité de la Gasconne ». Après des années à Buenos Aires, tandis que son épouse est partie s’installer à Paris, le Bordelais réalise un dernier voyage transatlantique: « M. Flémond professe à l’égard de ces jeunes pays un dédain presque olympien, croyant que notre bonnet phrygien peut être l’écuelle qui servira à porter le grain au bec de son coq français ».




L’aventure américaine a enthousiasmé de nombreux habitants des départements aquitains, proches ou éloignés du littoral Atlantique et prêts à aller jusqu’au Pacifique pour faire fortune.
Les familles basques et bayonnaises Larrabure, Carriquiry et Prugue sont associés de longue date. Les Larrabure trouvent leur origine dans un village à proximité de Saint-Jean-Pied de Port, tout comme les Fort qui jouent un rôle éminent dès la formation de la Société de Bienfaisance Française. Les Carriquiry sont partis de Tardets, dans une vallée encore plus enclavée et proche de la Navarre espagnole.
Les deux amis sont l’un des nombreux commerces français qui exhibent le luxe, la mode, le “bon goût” dans le centre de Lima au début du XXe siècle. L’annonce publicitaire parue en 1921 dans le Guide commercial et industriel rend compte de cette présence.
L’Amérique du Sud : Terre promise ! L’indépendance du continent suscite les vocations à l’exil. Le Rio de la Plata, le Chili et le Pérou sont des destinations qui font rêver l’Aquitaine au XIXe siècle. Le présent ouvrage explore les destins de migrants connus en Amérique Latine, peintres et photographes, religieuses, féministes et résistantes, et reconstruit les parcours d’anonymes dont les lettres ont été sauvegardées.
Une société à travers la correspondance. La Soule de la fin du XIXe siècle jusqu’à la Première Guerre Mondiale
Le travail s’est donc axé sur l’analyse des informations que les lettres fournissent sur la société de la Soule à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. La recherche a été articulée en trois parties : la première s’est penchée sur l’emploi de l’écrit dans une société qui était encore en cours d’alphabétisation, mettant en lumière une appropriation particulière de l’écrit et une utilisation répandue du basque à l’écrit. La deuxième partie examine l’utilisation des trois langues présentes dans la correspondance – le basque, le français et l’espagnol – ainsi que les facteurs qui ont influencé le choix de chaque langue, et la coexistence de différentes langues dans une même lettre. Enfin, la troisième partie analyse la symbiose des éléments traditionnels et modernes dans la correspondance à travers le prisme de la société souletine de l’époque.
Mardi 6 février – Vendredi 16 février 2024, 8 :30 – 19 :00
Au total, on estime qu’un peu plus de 200 000 hommes et femmes ont été déportés au KL Sachsenhausen dont la moitié y a trouvé la mort.
Du Pérou au camp de la mort de Sachsenhausen : Madeleine Truel (1904-1945). Du retour en France à la déportation en Allemagne.