Auguste Lagravère émigre au Pérou en 1863, par Isabelle Tauzin
Auguste Lagravère est l’un de ces nombreux Français partis aux Amériques, pour faire fortune au Pérou, sur les traces d’un oncle qui exploitait une mine dans les Andes centrales. L’historien Fernando Barrantes Rodriguez Larrain propose une notice biographique sur Pierre Adrien Lagravère, qui a réussi à la tête de mines d’argent, associé à ses fils et fit partie des notables fondateurs de la Société Française de Bienfaisance. Cette success story familiale contraste avec le récit de violence intrafamiliale laissé par Auguste Lagravère, revenu de son expérience migratoire en 1866 et auteur d’un témoignage qu’il publia sous le titre Aïguala ! Souvenirs de l’Amérique méridionale[1] à Paris en 1883. Le père d’Auguste était un Bayonnais, Pierre Théodore Lagravère qui eut un fils à Lyon, l’autre à Paris, et finit sa carrière comme fonctionnaire du ministère de l’Intérieur[2] tout comme le sera Auguste Lagravère en 1870. Continuer la lecture de « Échecs de l’émigration au Pérou : le récit d’Auguste Lagravère (1863-1866) »

La légation de France au Pérou rédige le 2 septembre 1941 à l’intention de l’amiral Darlan, ministre secrétaire d’état aux Affaires Étrangères du gouvernement de Vichy « les renseignements d’état-civil concernant les français du Pérou déchus de la nationalité par décret du 26 avril 1941 ». La signature du document conservée aux Archives Diplomatiques est illisible, à la différence des noms de 9 Français qui se retrouvent apatrides par une décision administrative.
Le présent texte est issu des investigations menées sur l’histoire de l’émigration aquitaine en Amérique latine dans le cadre du projet EMILA. Extrait de « L’arrivée des Filles de la Charité en Amérique latine : des expériences de terrain instructives » par
Le président Castilla avait autorisé la Société de Bienfaisance de Lima à entreprendre les négociations pour la venue des Filles de la Charité dès avril 1856. Outre le soutien du consignataire gersois, Montané, un autre Gersois, l’armateur Antoine Dominique Bordes avait d’excellentes relations avec la Congrégation de la Mission, et après avoir facilité l



Eugène de Sartiges, Voyage en Amérique du Sud (1833-1835). Transcription, introduction et notes par Pascal Riviale, Paris, 
L’aventure américaine a enthousiasmé de nombreux habitants des départements aquitains, proches ou éloignés du littoral Atlantique et prêts à aller jusqu’au Pacifique pour faire fortune.
L’enfant du métro est un texte fascinant, archétype de la littérature clandestine, inventive et fragile, écrite en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Madeleine et Lucha Truel ont écrit un roman d’apparence enfantine ; elles dénonçaient de manière à peine dissimulée le temps présent : l’Occupation nazie.
Les familles basques et bayonnaises Larrabure, Carriquiry et Prugue sont associés de longue date. Les Larrabure trouvent leur origine dans un village à proximité de Saint-Jean-Pied de Port, tout comme les Fort qui jouent un rôle éminent dès la formation de la Société de Bienfaisance Française. Les Carriquiry sont partis de Tardets, dans une vallée encore plus enclavée et proche de la Navarre espagnole.
Les deux amis sont l’un des nombreux commerces français qui exhibent le luxe, la mode, le “bon goût” dans le centre de Lima au début du XXe siècle. L’annonce publicitaire parue en 1921 dans le Guide commercial et industriel rend compte de cette présence.
L’Amérique du Sud : Terre promise ! L’indépendance du continent suscite les vocations à l’exil. Le Rio de la Plata, le Chili et le Pérou sont des destinations qui font rêver l’Aquitaine au XIXe siècle. Le présent ouvrage explore les destins de migrants connus en Amérique Latine, peintres et photographes, religieuses, féministes et résistantes, et reconstruit les parcours d’anonymes dont les lettres ont été sauvegardées.